Philippe Brocard, président de Lyon BD depuis trois ans.

Les beaux arts pour formation, aujourd'hui ce grand enfant enseigne les techniques de la bande dessinée dans des écoles et festivals. Un passionné qui a pourtant du mal, parfois encore, à gérer son métier d'auteur et son statut de président de l'association Lyon BD. Une expérience «extraordinaire mais loin d'être facile» dans laquelle il doit concilier deux visions du monde de la bande dessinée, d'un côté l'aspect économique, et de l'autre son âme d'auteur. Pour lui un prix «peu cher payé» face à un objectif qui lui tient à coeur, promouvoir la bande dessinée sous toutes ses formes. D'autant plus que son association à la particularité d'organiser des événements sur toute l'année contrairement aux autres festivals de BD qui ne durent en général que le temps d'un week-end. Une originalité dont il est particulièrement fier, et une association qu'il ne cesse de développer d'années en années. En effet, le Lyon BD Festival s'illustre pour cette dixième édition sous trois axes importants, auxquels son président tient à mettre un poing d'honneur. Premièrement, la diffusion de la culture «bédéiste» dans les musées, le second aux «spectacles vivants» créant des rencontres en dessinateurs et acteurs par exemple. Enfin, le volet international: le Lyon BD Festival accueille en effet des intervenants venus d'Algérie, de Catalogne, du Québec et de la Chine. Pour que son Festival s'adresse aussi bien aux auteurs et au public, créant un mélange de culture et favoriser l'action culturelle autour de la BD. Un avenir pour l'association qui semble se dessiner à merveille pour Philippe Brocard, qui se souvient des dix premières années de «pleinitude» du Festival  et envisage les dix prochaines comme «plus abouties». L'association tend ainsi encore à se diversifier, tout en gardant «une taille raisonnable, une même équipe là, dès ses débuts, pour que le festival garde son âme.».

Article rédigé par Maelys Erissy 

Illustration par Léna Labonté